La crise de la trentaine ?? Moi ? Noooonnn !!

Amis de l’année 1985, je souffre avec vous. Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir atteint le cap fatidique des 30 ans, cette décennie tellement « fun » pour vos parents, tellement « swag » pour la presse féminine( sauf pour cosmo), tellement « lointaine » pour les gens de 26 ans avec qui vous travaillez et tellement « mariage-maison-parentalité » pour… à peu près tout le monde. 

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J’adresse d’ailleurs une pensée émue à toutes et tous ceux qui n’auraient pas rempli ces trois critères dans le temps imparti. Leur « retard » leur sera régulièrement rappelé par toutes les bonnes âmes ayant atteint le boss final (la parentalité) de la décennie 20-30 ans.

Mais je vous rassure, les trentenaires zélés ne sont pas en reste. Car passée l’ultime étape et ses nuits blanches, que reste t-il à ces hérauts de la réussite sociale ? Un, deux voire trois enfants en plus peut-être (des mini boss comparés au premier) et puis quoi ?

 

C’est là qu’intervient un malaise sous-jacent que beaucoup appellent « la crise de la trentaine » ou « le Bilan » (moins prise de tête que le bilan comptable mais plus stressant que le bilan sanguin).

Je passerai donc sur la crise de la trentaine pour les personnes qui ont encore de l’espoir et des projets plein la tête.

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Non, je vais m’arrêter sur ceux qui en sont encore à regarder défiler les crédits de fin la larme à l’oeil. Ceux-là ont clairement le sentiment d’avoir tourné une page de leur vie. Passée la griserie de la victoire, une seule chose les guette : la vieillesse. La lente et inexorable descente dans un quotidien morne et plat. « Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi, quand je regarde les Marseillais et les Chtis à Miami, j’ai l’impression qu’on me parle en lituanien ? Pourquoi Trotro a les oreilles de travers ? Pourquoi plus personne n’aime Jean-Jacques Goldman ? »

 

 

D’ailleurs, certains seront tentés de rejouer une partie. Avec quelqu’un d’autre. Mais non, c’est trop tard. Vous êtes déjà devenu un cliché de trentenaire, car :

 

  • Vous avez commencé à vous intéresser aux méthodes d’éducation alternatives,
  • vous signez régulièrement des pétitions en ligne dont une pour imposer un repas végétarien hebdomadaire à la  cantine (elle est ici),
  • vous êtes vous-même devenus végétarien / flexitarien / frugivore et vous surveillez de près ce que mangent vos enfants tout en dévorant des Kinder en douce,
  • vous n’achetez presque plus vos meubles chez Ikea mais privilégiez le bois « naturel »,
  • vous vous êtes remis au sport de façon intensive,… ou pensez à le faire,
  • vous êtes adepte de la méditation,
  • votre psy (si vous en avez un) / votre mère / votre meilleur(e) ami(e) filtrent vos appels,
  • faire la grasse matinée équivaut à se lever à 8 heures,
  • vous vous êtes (re)mis à la couture / au tricot / au crochet, à la cuisine,
  • vous assumez vos actions, même celle d’avoir acheté le dernier « cinquante nuances de Grey »
  • vous passez des heures à préparer un repas entre potes,
  • vous avez (ou êtes intéressé car vous n’avez pas les moyens) par le Thermomix (parce que c’est plus pratique),
  • vous illustrez vos mails et billets de blog avec des gifs,
  • vous remettez en cause… à peu près tout, sauf vos enfants…

(liste non exhaustive)

Bienvenue dans la crise de la trentaine ! Heureux ceux qui n’en sont pas là. Il arrive que les crises de la trentaine et de la quarantaine se télescopent. Et pour peu que ça tombe en pleine crise d’adolescence de vos enfants, il a de  fortes chances que Fukushima ressemble à un feu d’artifice de village à côté de cette méga convulsion identitaire.

 

D’un point de vue totalement objectif et impartial, je trouve le terme de « crise de la trentaine » assez injuste. (mon dieu, que cette conclusion est pénible…). Après tout, nous avons tous le droit de remettre en cause le cadre dans lequel nous nous sommes volontairement mis (ça va être de notre faute en plus !). Cette étape est, je pense, indispensable pour avancer en tant qu’individu (te trouve pas d’excuses, tu leur pourris la vie, point final). Se chercher, remettre en question, c’est s’affirmer en tant qu’individu pensant et c’est aussi remettre en cause un certain modèle sociétal (pitié !!). Non, la « crise » de la trentaine, c’est bien. Cessons de nous sentir coupables. (C’est ça ! Rendez-vous dans 10 ans ma grande !)

 

Bien entendu, toute ressemblance avec l’auteur ou une personne de votre entourage serait totalement fortuite. Un grand merci à tous ceux qui me supportent au (presque) quotidien. Ils se reconnaîtront !

loutre1 (1)

Bonne rentrée à tous !!

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